Mbappé au PSG : le jeu en vaut-il la chandelle ?

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Thiago Silva au duel face au jeune attaquant Monégasque lors de la finale de la Coupe de la Ligue 2017

La France entière est suspendue aux lèvres d’un garçon de 18 ans qui ne s’exprime pourtant pas. En plus d’être muet devant les micros et sur les réseaux sociaux où il ne communique plus que par émojis, Kylian Mbappé est de plus en plus difficile à trouver avec des crampons, tantôt sur le banc, tantôt absent du groupe pour le « protéger » dixit son entraîneur Leonardo Jardim. Le jeune joueur ne se voit plus à Monaco et veut signer au PSG, mais le club de la capitale a du mal à trouver un accord avec celui de la principauté. Mais une arrivée de Kylian Mbappé à Paris est-elle vraiment une bonne nouvelle pour le club ? De nombreux arguments viennent défendre les pour et les contre. Synthèse d’un éventuel transfert aux lourdes conséquences.

Un saut périlleux financièrement

180M€. Le prix d’Mbappé n’est pas à débattre pour les dirigeants monégasques, et encore moins avec un concurrent direct pour le titre. Le transfert de Neymar pour 222M€ a donné des sueurs froides aux supporters du PSG qui se demandaient comment leur club de cœur pouvait dépenser une telle somme tout en évitant une sanction dans le cadre du fair-play financier (et une interdiction de participation à toute Coupe d’Europe). Si les doutes ont été éclipsés un peu par les ventes de Matuidi (20M€) et Augustin (16M€) et beaucoup par le talent éblouissant du Brésilien, ils reviendraient plus fort que jamais en cas d’arrivée d’Mbappé. A moins que Nasser Al-Khelaïfi ait réalisé un montage financier juridiquement imparable lui permettant de dépenser à volonté, le PSG va devoir vendre. Beaucoup vendre. Les départs de Guedes, Ben Arfa et Krychowiak ne suffiraient pas, Paris devrait lâcher des cadres ou vendre des remplaçants (Meunier ? Lucas ?) qui pourraient lui manquer en cas de blessure de longue durée d’un titulaire. On peut malgré tout penser que le Paris Saint-Germain fera ses comptes correctement et ne sera jamais privé d’une participation à la Ligue des Champions pour avoir oublié un chiffre en tapant sur sa calculatrice. QSI n’a aucun intérêt à (s’)investir autant pour se retrouver à jouer la Ligue 1 et les coupes nationales, c’est pourquoi il est peu probable que les dirigeants ne soient pas certains à 100% de la fiabilité de leurs actes. Mais comme dit précédemment, le transfert d’Mbappé prendrait une énorme place d’un point de vue économique, d’où l’obligation de l’amortir en dégraissant l’effectif.

Quels départs pour équilibrer les comptes ?

Avant de connaître le sort de Gonçalo Guedes, qui pourrait être prêté à Valence pour la saison, le PSG a économisé 60M€ cet été en additionnant les départs et salaires (dont celui de Jesé, 4M€ annuels, prête à Stoke City) qui ne leur seront plus facturés. Celui de Guedes (3,6M€ annuels) ne remboursera pas le prix d’Mbappé. En considérant que Paris se débarrassera de ses indésirables que sont Krychowiak, Ben Arfa et Aurier, le total avoisinerait les 17M€ annuels (77M€ sur tout l’été). Même en négociant au mieux avec les clubs acheteurs, les indemnités de transferts ne feront pas rentrer le PSG dans les clous du fair-play financier. Qui pourrait donc quitter le club pour garder l’équilibre ? Logiquement, il s’agirait de joueurs appartenant au secteur offensif qui se retrouverait bouché par un trio Neymar – Cavani – Mbappé, dans lequel un quatrième joueur peut rêver s’intercaler. Lucas (5,4M€/an) et Pastore (près de (8,5M€/an) apparaissent bankables bien qu’ils n’aient aucune envie de départ à l’heure actuelle. Angel Di Maria, lui, soulagerait grandement Paris avec son salaire de près de douze millions d’euros par an. Sinon, il faudra se résoudre à vendre des jeunes joueurs prometteurs comme Draxler, Meunier (unique doublure de D.Alves) ou même Presnel Kimpembe. Oui, cela paraît fou, mais acheter deux joueurs pour 400M€ ne serait pas moins fou. A moins d’une gestion exceptionnelle, Paris aura des pertes sportives. Cela en vaut-il le coup ? Paris a-t-il vraiment besoin d’Mbappé ?

Problématique à court terme, coup de génie à long terme ?

Il est fort probable que Kylian Mbappé soit le nouveau visage de l’Équipe de France et le leader offensif des Bleus pour les années (voir la décennie) à venir. Si le PSG parvient à s’offrir le futur meilleur joueur français et à s’assurer sa présence sur le long terme, il s’agirait là d’une des plus grandes réussites du club sous l’ère qatarienne, essentiellement au niveau de son image. Mbappé pour la France, Neymar pour le monde. D’un point de vue sportif, y a-t-il besoin de discuter ? Le talent de l’attaquant monégasque est indéniable, son insouciance épatante. Le seul doute pouvant subsister serait sur son entourage et sa capacité à digérer cet été difficile. En cas de mauvais débuts ou du moindre dérapage, il est certain que la presse ne l’épargnera pas. Mbappé en lui-même apporterait des bénéfices et une réussite à tous les étages, mais les conséquences de son arrivée pourraient impacter négativement l’équipe à court terme. Non seulement cela provoquerait des départs, mais Unai Emery pourrait aussi être embêté pour l’incorporer au plan de jeu actuel. Prendrait-il la place d’Angel Di Maria ? Si oui, pas certain que l’Argentin accepte une mise sur le banc (et pas simple de lui trouver une porte de sortie convenable en quelques jours). Pas sûr non plus que Julian Draxler accepte de passer 4ème dans la hiérarchie des ailiers. A moins qu’Emery installe un système à deux attaquants de pointe ? Mais dans un tel cas de figure, pas sûr que la réussite accompagne immédiatement un tel bouleversement, ni que le vestiaire s’en réjouisse. Et Neymar serait-il aussi épanoui que dans le 4-3-3 qui lui a permis de réaliser deux excellentes prestations contre Guingamp et Toulouse ? A 180M€, ça fait cher les casses-têtes. Mais après tout, le PSG doit-il faire de Kylian Mbappé sa priorité ?

Les pistes Fabinho et Oblak moins crédibles

En plus de dépenser près de 400M sur deux joueurs, Paris aimerait faire sauter la clause libératoire de 100M€ de Jan Oblak pour avoir un gardien digne de ce nom. Et quitte à faire ses courses à Monaco, autant prendre Fabinho, que l’ASM va sûrement brader pour l’offrir à un concurrent. Le fair—play finanquoi ? Même en ajoutant Trapp ou Areola dans la liste des départs, il semble inenvisageable que le PSG puisse réaliser de tels transferts tout en gardant un équilibre financier. Les achats seront plus forts que les ventes. Il est vrai que le fair-play financier autorise une marge de 30M€, mais de là à penser que le club parisien sera dans cette fourchette au terme du mercato, il n’y a qu’un pas que seul Nasser Al-Khelaïfi semble prêt à franchir. Si l’on revient au sportif, on peut s’accorder pour dire que le PSG n’a pas nécessairement besoin d’Mbappé (encore moins à ce prix-là). Malgré son infini potentiel, le garçon n’a quasiment rien prouvé au plus haut niveau à côté d’un Di Maria, qui semble reprendre des couleurs depuis l’arrivée de Neymar. Si Paris veut un jeune joueur offensif disposant d’une marge de progression, Draxler (24 ans en septembre) est là. En revanche, le poste de sentinelle détenu par Thiago Motta n’est pas assuré alors que ce dernier dispute certainement sa dernière saison au club. Fabinho est une excellente idée, mais Mbappé doit-il passer en priorité ? Cela vaut aussi pour le poste de gardien. Et le PSG n’a toujours pas recruté un quatrième défenseur central en dépit des rumeurs insistantes concernant l’espoir argentin Juan Foyth (19 ans). Le PSG a probablement besoin de recruter avant le vendredi 1 septembre, mais pas forcément en attaque, ou du moins pas un tel joueur. Il est vrai que Cavani n’a toujours pas de véritable remplaçant, mais Paris avait certainement la possibilité de prendre un avant-centre moins encombrant et moins cher.

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Seuls les résultats nous le diront. Si Mbappé et Neymar ramènent la coupe aux grandes oreilles à Paris, le PSG ricanera au nez de ceux qui l’accuseront d’avoir déréglé le marché et célébrera le fait d’avoir détrôné le Real Madrid de Zidane. La mairie de Paris se félicitera de cette jeunesse incarnée par le gentil Kylian et de voir le sport rayonner dans la ville qui accueillera les Jeux Olympiques en 2024. Neymar deviendra le deuxième joueur (après Jean-Pierre Papin en 1991) à être élu Ballon d’Or en évoluant dans un club français. Mais le PSG pourrait aussi se retrouver puni par l’UEFA pour ses transferts colossaux. En cas d’interdiction de participation à toute compétition européenne, nul doute que les meilleurs joueurs quitteraient le navire avant qu’il ne soit trop tard. Pas sûr que les dirigeants qatariens ne s’engagent à reconstruire l’équipe. Et si Paris s’en sort devant le FPF mais ne remporte pas rapidement la Ligue des Champions, le complexe d’infériorité devant les plus grands clubs s’étoffera, les railleries monteront de part et d’autre et la direction se tapera la tête sur la table en se demandant ce qu’ils peuvent faire de plus pour aller chercher le plus beau des trophées. En attendant, les éclairs de génie de Neymar continueront de faire naître des étoiles dans les yeux des personnes se réunissant au Parc des Princes.

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LeBron sur la pente descendante ? Le peuple veut la tête du Roi

NBA: Finals-Golden State Warriors at Cleveland Cavaliers

LeBron James, désespéré devant les Golden State Warriors de Kevin Durant lors des dernières finales

Il domine la NBA depuis près d’une décennie. Il n’a plus raté les finales depuis 2011. 8 finales jouées, 3 gagnées avec à chaque fois le titre de MVP des finales, 4 titres de MVP de saison régulière. LeBron James est considéré comme le meilleur joueur du monde depuis très longtemps. Trop longtemps, pour certains. A 32 ans, le King n’a jamais semblé aussi fort et complet, mais il n’a jamais semblé aussi loin d’un nouveau titre de champion. La fin d’un règne ?

Si vous êtes résident de la ville de Cleveland, vous vous souvenez parfaitement de votre dimanche 19 juin 2016. Le jour où les Cavaliers ont décroché le premier titre NBA de leur histoire. Le jour où une équipe a remonté un déficit de 3-1 pour la première fois dans l’histoire de la ligue nord-américaine. Le jour où LeBron James est devenu une légende vivante de la NBA. Son statut de meilleur joueur du monde était établi depuis longtemps, mais il lui manquait ça. Ce titre de champion chez lui, ce contre sur Andre Iguodala à la fin du Game 7 qui restera comme une des plus grandes actions des années 2010. Aujourd’hui, James n’a jamais été aussi complet. Aussi fort. Donc jamais aussi dominant ? Pas vraiment. Les signes laissant percevoir un déclin sont nombreux, et ils ne tiennent pourtant pas de sa responsabilité. La colère du peuple monte, la révolution approche et le Roi risque de passer à la guillotine.

Meilleur joueur du monde ? Pas pour tout le monde

Personne ne conteste la polyvalence de LeBron James, qui a explosé la saison passée. Il a battu ses records de rebonds (8,6) et de passes décisives (8,7) par match en saison régulière et a écrasé son record de triple-double sur une saison (13). Et pourtant, il a été éclipsé de la course au MVP, la faute à de stratosphériques Russell Westbrook et James Harden, au four et au moulin dans leur franchise. Pire, LeBron a fini quatrième derrière Kawhi Leonard au classement de Most Valuable Player. Alors que Michael Jordan lui-même a déclaré cet été que l’ailier des San Antonio Spurs était le meilleur two-way player actuellement, le Roi de Cleveland ne peut qu’être dépité. Il est de plus en plus contesté individuellement. Pas dans son équipe bien sûr, mais dans l’ensemble du monde du basket. Ses détracteurs l’accusent de profiter d’une conférence Est au niveau abyssal pour se retrouver chaque année en finale NBA. Il est vrai qu’il faut remonter à 2013 pour voir une équipe de l’Est (le Miami Heat de… LeBron James) décrocher le meilleur bilan en saison régulière. En 2016/2017, les trois premières places étaient trustées par l’Ouest (Warriors, Spurs, Rockets). Des questions peuvent donc émerger. Si San Antonio jouait à l’Est, LeBron disputerait-il les finales chaque année ? Ou seraient-elles la propriété d’un Kawhi Leonard ou d’un Kevin Durant, qui aurait pu prendre la route qui mène à Boston l’été dernier ? Ah oui, Kevin Durant. On l’oublierait presque tant il est difficile de ressortir un seul joueur du collectif des Warriors, mais c’est bien lui, l’assassin des Cavs lors des finales 2017. Dans les deux dernières minutes du Game 3, KD inscrit 7 points dont un trois points donnant l’avantage aux Warriors, et leur permettant de mener 3-0 dans la série. Il sera par la suite récompensé d’un titre de MVP des finales. LeBron aura tout tenté, devenant même le premier joueur de l’histoire à terminer une série de finales NBA en triple-double de moyenne, mais il a perdu. Les gens voient Kawhi meilleur, Durant le bat, Westbrook prend les récompenses. Que reste-t-il alors à celui qu’on surnommait l’Élu lors de son arrivée en NBA en 2003 ? Les récompenses collectives. Les bagues de champion. LeBron James est à l’apogée de son niveau de jeu mais, paradoxalement, vacille d’un point de vue de la reconnaissance en tant que meilleur basketteur au monde. Peut-il récupérer ce titre honorifique et s’inscrire un peu plus dans la légende en allant chercher le Graal ?

Sa franchise au bord du naufrage

A l’heure actuelle, la réponse semble vraisemblablement être non. LeBron s’effondre collectivement, dans le sens où son équipe semble en voie de régression tandis que des prétendants au titre se sont renforcés cet été. En dépit d’excellentes performances en mai et juin 2017, James n’a pas pu résister au rouleau compresseur qu’est cette superteam des Golden State Warriors. La référence, ce sont eux. Il faut les abattre, et la NBA l’a bien compris. Conséquences : Paul George rejoint OKC et Russell Westbrook. Les Houston Rockets sacrifient plusieurs joueurs pour acquérir Chris Paul et l’allier à James Harden. Même les Minnesota Timberwolves vont tenter le coup en chopant Jimmy Butler. A tout cela, les Cavaliers répondent en signant… José Calderón et Derrick Rose. Leur effectif déjà vieillissant va repousser les limites de la moyenne d’âge d’une équipe. Le meneur espagnol de 35 ans trouvera dans l’Ohio Kyle Korver (36 ans, prolongé de 3 ans cet été) et Richard Jefferson (37 ans) pour de bonnes parties de scrabble. Mais le coup fatal qui a secoué toute la NBA a été l’annonce du souhait de Kyrie Irving de quitter la franchise. S’il est, pour l’instant, difficile pour les Cavs de trouver une équipe avec laquelle réaliser un échange crédible, il semble inévitable pour LeBron James de devoir accepter le départ de son meneur All-Star. A moins d’un énorme retournement de situation (et de veste de la part d’Uncle Drew), les Cavs seront moins forts l’année prochaine. Toujours champion à l’Est ? Le doute est permis étant donnée la bonne gestion des Boston Celtics, finalistes de la conférence Est la saison passée et qui ont accueilli Gordon Hayward dans leur effectif. Avant d’en arriver à des conclusions hâtives, il serait bon d’observer la fin de l’intersaison, le déroulement de la saison régulière et le début des playoffs. Mais aujourd’hui, en regardant la situation critique des Cleveland Cavaliers, un titre de champion de conférence Est représenterait déjà une réelle réussite. Mais ce serait pour être la victime d’une boucherie face aux guerriers de la baie d’Oakland qui ont conservé tous leurs bons éléments et en ont même ajouté (Omri Casspi, Nick Young). Et si ce ne sont pas eux, ce sera donc une équipe qui a réussi à terrasser cette armada de basketteurs ! Clairement, le King ne fera pas revenir ses Cavs dans la cour royale dès l’année prochaine.

LeBron vieillit bien. Il s’adapte, évolue, et nul doute qu’il pourra rester à ce niveau vertigineux pendant encore 2-3 ans, au moins. Oui mais voilà, il ne peut pas tout faire. Un joueur très fort ne vaut pas quatre joueurs très forts. Son contrat arrivera à son terme dans un an et il devra alors faire un choix. Rester dans sa ville, celle qui lui voue un culte, qui ne vit que par lui et pour lui ? Ou s’offrir une pige ailleurs, sous le soleil de Californie (Lakers, Clippers) ou au sein du Madison Square Garden (Knicks) ? LeBron est un compétiteur, on ne peut pas l’imaginer se prélasser à Cleveland pour boire de la limonade et vivre une fin de carrière dans l’ombre. Soit une grande équipe reviendra à lui, soit il ira la chercher ailleurs. LeBron est un Roi sans couronne aujourd’hui. Son retour sur le trône semble difficile sur le court terme, mais comme l’avait dit Rudy Tomjanovich, ancien coach des Houston Rockets : « Ne sous-estimez jamais le cœur d’un champion ».

Pourquoi Monaco peut-il conserver son titre ?

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Kamil Glik, célébré par Jemerson et Guido Carrillo et auteur du troisième but de Monaco contre Toulouse lors de la première journée de Ligue 1 (victoire 3-2)

Ce vendredi 4 août face à Toulouse, le champion en titre monégasque a donné le coup d’envoi d’une saison de Ligue 1 qui s’annonce palpitante. La chute du PSG l’an passé, l’arrivée d’entraîneurs de grande renommée (Bielsa, Ranieri), Nice qui s’offre Wesley Sneijder, et bien sûr la venue de la mégastar brésilienne : Luiz Gustavo. Mais le sacre de l’AS Monaco au printemps dernier n’empêche pas le PSG de partir comme ultra-favori pour la première place. La faute à un été très différent selon si l’on se trouve dans la capitale ou sur le rocher. Et pourtant, il faudrait être naïf pour penser que l’AS Monaco ne peut pas conserver son titre.

Recrutement ciblé, automatismes inchangés

Benjamin Mendy, Tiémoué Bakayoko et Bernardo Silva ont quitté Monaco pour traverser la Manche, direction la Premier League. De quoi faire tanguer le navire ? Que nenni. L’AS Monaco sait recruter et a parfaitement ciblé les joueurs qu’il lui fallait pour remplacer les partants. Terence Kongolo arrière gauche, Youri Tielemans relayeur et Rony Lopes en lieu et place de son compatriote portugais, sur le flanc droit. L’inquiétude sur le très court terme réside dans le fait qu’il sera difficile pour ces trois joueurs d’être immédiatement au niveau de leurs prédécesseurs respectifs, sauf peut-être pour Tielemans qui a envoyé des signaux très positifs en matches amicaux et lors du Trophée des Champions contre le PSG (défaite 2-1). Rony Lopes, lui, n’aura pas à souffrir de temps d’adaptation au championnat français puisqu’il sort d’un prêt d’un an et demi au LOSC. Sa vision du jeu, sa technique et sa qualité de passe devraient rapidement faire oublier le petit magicien qu’était Bernardo Silva. Bien sûr, un départ de Kylian Mbappé aurait un impact retentissant sur la saison à venir de l’ASM et ses espoirs de titre. Mais s’il se confirme, il pourra être relativisé par les nombreuses semaines d’attente qui auront permis au club de trouver un remplaçant pour panser au mieux ce coup dur. Kasper Dolberg, 19 ans, 48 matches la saison passée pour 23 buts et 10 passes décisives avec l’Ajax Amsterdam, pourrait facilement se laisser tenter s’il souhaite goûter à la Ligue des Champions. La conséquence d’un recrutement au poil : des automatismes toujours présents dans le 4-4-2 de Leonardo Jardim. Monaco a les muscles qui ont faibli mais a protégé sa colonne vertébrale en conservant ses cadres (Subasic, Glik, Fabinho, Falcao).

Jardim va encore faire du bon boulot

L’AS Monaco a vendu certains de ses meilleurs joueurs cet été. Inquiétant ? Non, car c’est presque une habitude. Voici quelques cadres de l’équipe qui ont quitté le club de la principauté depuis 3 ans : Layvin Kurzawa, Yannick Ferreira-Carasco, Anthony Martial, Geoffrey Kondogbia, James Rodriguez. On pourrait même ajouter Valère Germain à la liste, lui dont le remplaçant a été trouvé en cours de saison dernière. Car c’est bien ça, la force de Monaco : aucun départ n’a blessé le club. En fait, malgré des mercatos en apparence difficiles, Monaco a toujours fait mieux la saison suivante. Désormais, l’exploit serait de faire aussi bien. Mais on peut compter sur la cellule de recrutement ainsi que l’expertise de Jardim pour conserver l’équilibre et faire éclore de nouveaux talents. Le coach portugais est parvenu à mener son équipe du tour préliminaire de la Ligue des Champions à une demi-finale, une finale de Coupe de France et un titre de champion. Tout cela en incorporant Kylian Mbappé au onze titulaire. A qui le tour maintenant ? Almamy Touré, arrière droit qui attend son tour depuis 3 ans ? Le défenseur brésilien Jorge, débarqué de Flamengo ? Jordi Mboula, 18 ans, attaquant sorti du centre de formation du FC Barcelone ? Avec un début de saison moins éprouvant que le dernier car une qualification en coupe d’Europe déjà acquise, ainsi qu’une équipe et un groupe qui a déjà sa forme finale, Leonardo Jardim peut souffler et poursuivre son travail sans l’urgence de résultats.

Le PSG n’a jamais eu autant la pression

La perte du titre, l’élimination cataclysmique en Ligue des Champions et l’arrivée de Neymar pour un montant qui peut être traduit par « nananananère » aux directeurs du fair-play financier, le Paris Saint-Germain croule sous une montagne de pression. Tellement qu’on s’inquiète de voir que Neymar n’a toujours pas marqué sous ses nouvelles couleurs. Il est inimaginable que le titre de champion de Ligue 1 échappe de nouveau aux Parisiens, et un mauvais début de saison n’augurerait rien de bon concernant l’avenir d’Unai Emery au club. Paris doit être champion. Et très tôt, si possible. Et il doit aller loin en Ligue des Champions. Une demi-finale au moins. C’est la moindre des choses quand on a « le meilleur joueur du monde » dans son effectif dixit Nasser Al-Khelaïfi, non ? Le club de la capitale n’a pas le droit de se planter, sans quoi des têtes pourraient tomber. Tant d’attente pourrait donner la tremblote à des gardiens (Alphonse Areola et Kevin Trapp) qui ont le plus grand mal à rassurer leur défense depuis un an. Une affaire qu’il serait bon de classer, tout comme celui de la concurrence en attaque. Si Neymar et Cavani n’ont pas à s’inquiéter, que doivent penser Draxler, Di Maria, Pastore, Lucas et Guedes ? Dossier épineux pour Emery. Le coach basque aura du mal à aligner plus e quatre joueurs offensifs à la fois et il fera des déçus. Surtout, les mauvais résultats pourraient entraîner une baisse du moral et une mauvaise atmosphère au club. La gestion du collectif et des cas individuels sera particulièrement complexe pour Unai Emery, et la moindre erreur pourrait provoquer un effet boule de neige. Pendant ce temps, Monaco devra assurer en Ligue 1 pour rester dans la course au titre le plus longtemps possible, garder un œil sur d’éventuels prétendants à une seconde place (Nice, Marseille, Lyon ?) et faire de son mieux en Ligue des Champions. Personne ne s’offusquera d’une élimination en huitièmes de finale par Manchester City. C’est normal, Benjamin Mendy et Bernardo Silva ont changé de camp.

Monaco est devenu champion mais a laissé la pression du titre au PSG en réalisant un mercato estival plus vendeur qu’acheteur, dans la lignée de ces derniers étés. Monaco vend mais conserve de nombreuses forces, tout en palliant au mieux les départs. Est-ce que Monaco est favori pour le titre ? Absolument pas. Est-ce que Monaco peut conserver son titre ? Bien sûr. Mais il faudra sûrement un petit coup de pouce du destin pour cela.

Olympique Lyonnais : Mammana, un pari manqué ?

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Emanuel Mammana face à l’OGC Nice pour le compte de la 9ème journée de Ligue 1 2016-2017

S’il ne manquera pas autant que Corentin Tolisso ou Alexandre Lacazette, le départ d’Emanuel Mammana est pourtant celui qui a fait le plus jazzer auprès des supporters lyonnais. Mauvaise gestion du club et de Bruno Genesio ? Ou excellente affaire comme semble l’affirmer Jean-Michel Aulas ? Lire la suite

Preview Ligue 1 2017/2018 : première partie de tableau

6731295_fekir-lyon_1000x625Ce vendredi 4 août 2017, l’AS Monaco accueillera Toulouse pour donner le coup d’envoi d’une nouvelle saison de Ligue 1 plus exaltante que jamais. Avec des entraîneurs de grandes renommées (Bielsa, Ranieri…) qui s’ajoutent à ceux déjà présents, nombreux sont les clubs qui ont soif d’ambition et de compétition européenne. La bataille pour le titre, la course à l’Europe et la lutte pour le maintien s’annoncent passionnantes. Chaque équipe a plus ou moins ses chances d’atteindre son objectif selon son année passée et l’activité de son mercato. A l’aube du début de saison, il est temps d’analyser chaque club en se penchant sur les joueurs les plus intéressants à suivre, les principaux transferts et ce que peut espérer l’équipe cette saison.

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Preview Ligue 1 2017/2018 : seconde partie de tableau

FOOTBALL : Lille vs Montpellier - Ligue 1 - 02/10/2015

Ce vendredi 4 août 2017, l’AS Monaco accueillera Toulouse pour donner le coup d’envoi d’une nouvelle saison de Ligue 1 plus exaltante que jamais. Avec des entraîneurs de grandes renommées (Bielsa, Ranieri…) qui s’ajoutent à ceux déjà présents, nombreux sont les clubs qui ont soif d’ambition et de compétition européenne. La bataille pour le titre, la course à l’Europe et la lutte pour le maintien s’annoncent passionnantes. Chaque équipe a plus ou moins ses chances d’atteindre son objectif selon son année passée et l’activité de son mercato. A l’aube du début de saison, il est temps d’analyser chaque club en se penchant sur les joueurs les plus intéressants à suivre, les principaux transferts et ce que peut espérer l’équipe cette saison.

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